Des hypothèses aux certitudes

Service public de distribution de chauffage de Ry (Danemark)

Suite au développement rapide de la ville, qui a vu l’apparition de plusieurs nouveaux quartiers, le service public de distribution de chauffage de Ry avait besoin d’informations détaillées sur la pression au sein de son réseau de distribution. Les capteurs de pression de Kamstrup lui fournissent désormais des données précises pour dimensionner et rénover ses canalisations.

Depuis 1962, le service public de distribution de chauffage de Ry fournit du chauffage urbain aux maisons, commerces et usines de la ville. Son réseau de distribution comprend aujourd’hui plus de 80 kilomètres de canalisations. 

La croissance que Ry a connue ces dernières années a entraîné une augmentation considérable du nombre de maisons devant être raccordées au réseau de chauffage. Comme cette augmentation a une influence sur la pression différentielle au sein du réseau, Flemming Skjødt, Directeur des opérations, avait besoin de données précises sur la pression réellement fournie par le service public à ses clients.

La zone d’approvisionnement se caractérise en outre par des variations considérables en termes de topographie, de vétusté des canalisations, de profil énergétique des habitations et de différences de comportement des utilisateurs finaux, autant de facteurs difficiles à maîtriser pour un Directeur des opérations soucieux de concevoir un réseau dont il puisse tirer le meilleur parti.


En utilisant pour commencer deux capteurs de pression de Kamstrup, il découvre peu à peu sa zone d’approvisionnement, segment par segment.

« Nous ne savons pas avec certitude si la pression que nous garantissons est en réalité la pression minimale reçue par le consommateur. Il faudrait pour cela la mesurer et vérifier », explique le Directeur des opérations. Grâce aux nouveaux capteurs de pression, l’entreprise délaisse les hypothèses pour des certitudes : « Les capteurs de pression nous indiquent la pression réellement fournie. » 

Un outil opérationnel

Le service public de distribution de chauffage de Ry a toujours connu des mesures de pression différentielle au sein de son réseau, mais jusqu'à présent, il se servait de transmetteurs de pression fixes coûteux reliés au système SCADA et placés là où la pression différentielle était selon lui représentative. Pour effectuer des vérifications à d’autres endroits du réseau, le service utilisait un manomètre manuel, qui permet difficilement d’interpréter les mesures.

« La mesure est fiable uniquement au moment choisi et sa précision se limite à celle du manomètre. On n’obtient pas un historique, seulement une mesure très brève montrant un instantané précis », explique Flemming Skjødt.


En réalisant des mesures de pression étalées dans le temps, le Directeur des opérations peut dimensionner plus précisément son réseau de distribution :
« Je place des capteurs de pression Kamstrup sur les robinets de service dans les puits de vannes et je relève la pression d'entrée et la pression de retour pendant une période donnée en utilisant READy. Je connais alors la pression différentielle réelle dont nous disposons, ce qui me permet de dimensionner mes canalisations avec une bien plus grande précision. » 

Dimensionnement sur la base de données

Si quelques-uns des segments de la zone d'approvisionnement n’ont pas changé de manière significative, certaines des conduites datent de la fin des années 1960 et ont été conçues sur la base de critères bien différents. « Certaines canalisations du centre-ville nécessitent le remplacement de vieux conduits en béton, mais ceux-ci datent d’une époque où nous utilisions une plage de température plus élevée et doivent donc être recalibrés. Les capteurs de pression m’y aideront », déclare Flemming Skjødt.

Dans d’autres parties du réseau, il ne sait pas avec certitude quelles sortes de canalisations se cachent sous terre. Elles sont si vieilles qu’elles n’ont été correctement répertoriées.

« Lorsque je rénove des canalisations, je dois impérativement choisir la bonne taille. Si la canalisation est trop grosse, son coût sera trop élevé à la fois en termes de prix d’achat et de perte de chaleur. Si par contre elle est trop étroite, elle ne permettra pas de fournir au client une pression suffisante. Les capteurs de pression offrent en ce sens une aide rapide et précieuse. Nous bénéficions de données en temps quasi réel », explique-t-il.

La précision accrue permet de réduire le surdimensionnement souvent de rigueur lorsqu’il s’agit de dimensionner les canalisations. « Le surdimensionnement peut faire la différence entre une taille en plus ou une taille en moins. Il y a donc moyen de faire des économies à ce niveau. »

Le mauvais dimensionnement des canalisations, une erreur coûteuse

Les travaux de fermeture de certaines parties de la ville, le déterrage des vieilles canalisations et la pose de nouvelles canalisations sont à la fois longs et coûteux. Et plus les canalisations sont grosses, plus le coût est élevé. Sans compter que si les nouvelles canalisations s’avèrent être de la mauvaise taille, le service public risque de devoir les déterrer à nouveau. 

Le remplacement d’une canalisation de service est à la fois coûteux et peu pratique car il suppose d’ouvrir l’allée ou le jardin du consommateur. Si par contre les canalisations sont situées en bordure de route, il faut casser l’asphalte, ce qui peut décupler les coûts, lesquels s’élèvent alors à plusieurs centaines d’euros par mètre. 

« Si je dimensionne mon réseau de distribution sur la base de données incorrectes ou d’une théorie erronée, je risque d’enterrer 100 mètres de canalisations de la mauvaise taille . Dans le monde technologique qui est le nôtre, il ne suffit pas de croire, il faut savoir », déclare Flemming Skjødt.

Optimisation de l’approvisionnement

Pour Flemming Skjødt, la finalité du service public est toujours de livrer le bon produit au bon prix au bon moment et d’offrir ainsi aux consommateurs une expérience positive. Cela vaut pour tout, de la fourniture de chauffage urbain au service client ou aux conseils, en passant par la minimisation des coûts afin de réduire le prix du chauffage. « Pour atteindre notre objectif, nous devons savoir avec certitude ce qui se passe réellement dans notre réseau. Cette certitude, ce sont les capteurs de pression qui nous la donnent. »


Le Directeur des opérations va encore augmenter à l’avenir le nombre de capteurs de pression dans le réseau, mais il ignore combien tant que le service public n’a pas parcouru la totalité de la zone d’approvisionnement. La première étape consiste à remplacer la seconde moitié du parc de compteurs et à étendre le nouveau réseau sans fil du service public, qui déterminera où il a le plus à gagner à placer les nouveaux capteurs.
Du terminal portatif au relevé en réseau

Jusqu’à présent, le service public de distribution de chauffage de Ry relevait ses compteurs de chauffage deux fois par an à l’aide d’un terminal portatif, mais grâce au relevé en réseau et aux données de comptage plus fréquentes, l’entreprise obtient encore plus d’informations sur son réseau de distribution. Elle pourra ainsi abaisser encore la température de retour et hiérarchiser ses efforts de rénovation en fonction de l’état réel des équipements du réseau.  


De plus, une fois que toutes les données de la zone d’approvisionnement seront automatiquement livrées directement à l’entreprise via le système READy, le Directeur des opérations pourra consacrer une plus grande partie de son temps aux efforts d’optimisation : « Devoir se rendre sur la zone fait désormais véritablement partie du passé. Pourquoi parcourir la ville alors que nous pouvons avoir plus d’informations en étudiant les données que nous obtenons ? »

Données du projet :

2 369 points de comptage
compteurs de chauffage MULTICAL® 602
Relevé en réseau READy

Quelque 1 200 compteurs ont été remplacés et sont relevés à l’aide du système de relevé à distance READy. Les autres sont relevés à l’aide d’un terminal portatif et de PcBase

Capteurs de pression Kamstrup